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Carburants : des hausses de prix record

Depuis le début de l’année 2019, les tarifs des carburants repartent à la hausse. Qu’en est-il ?
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Alors que le mouvement des Gilets jaunes est toujours actif, le tarif des carburants augmente à nouveau. En cause ? La hausse des cours du baril au niveau mondial. Un phénomène qui pourrait raviver la protestation et qui préoccupe le gouvernement. Un point sur la situation.

Carburants : des hausses de prix record


Des hausses de prix record

Le prix d’un litre de sans-plomb 95 atteignait à la fin du mois d’avril, 1,58 € en moyenne. Pour le diesel, il faut compter 1,48 €. L’augmentation est de 17 centimes pour le diesel et de 10 centimes pour le sans-plomb 95 par rapport à janvier 2019.

Le sans-plomb atteint ainsi un prix record. Il faut remonter à avril 2013 pour retrouver un tel niveau. Et le diesel approche le pic record d’octobre 2018. Cette flambée des prix ne fait pas les affaires du gouvernement et l’exécutif avait dû renoncer à l’augmentation de la taxe carbone en décembre dernier.

Une augmentation liée à la flambée du baril de pétrole

Comment expliquer cette hausse des prix ?

Elle est d’abord liée à l’augmentation des prix du pétrole. Depuis début 2019, un climat géopolitique crispé et un euro fragile face au dollar ont entrainé un renchérissement des cours du baril de brut. Cela impacte pour un tiers le prix d’un litre d’essence, avec la logistique et la distribution. Le reste du prix est lié à deux taxes : la TVA et la TICPE (Taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques) dont la fameuse taxe carbone.

34 milliards d’euros de taxe par an pour l’État

Ainsi sur un litre de carburant affiché 1,60 € en station, 1 euro va dans les caisses de l’État, ce qui correspond à 34 milliards d’euros chaque année. En novembre dernier, Emmanuel Macron avait pourtant expliqué qu’en cas de hausse des cours, un dispositif pourrait être mis en place pour limiter l’augmentation de la taxe carbone.



Un projet de taxe carbone flottante enterré

En février 2019, le président de la République avait même dit réfléchir à rendre la taxe carbone flottante, c’est-à-dire de la faire varier selon le cours du baril pour limiter ses effets.

La taxe flottante avait déjà été mise en œuvre sous Lionel Jospin, en 2002, avant que le gouvernement suivant ne fasse machine arrière. En 2005, un rapport de la Cour des comptes avait souligné qu’elle constituait un manque à gagner pour l’État de 2,7 milliards d’euros. Durant cette période le prix à la pompe ne baissait en moyenne que de 2 centimes.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a précisé qu’il n’appliquerait pas de taxe carbone flottante. C’est pourtant une mesure réclamée par l’association 40 millions d’automobilistes. Le gouvernement souhaite plutôt encourager les automobilistes à se doter de véhicules plus récents, moins consommateurs en carburant, ou même des modèles hybrides ou électriques, grâce à des dispositifs mis en place par l’État.

Des applications pour trouver les meilleurs prix

Ces derniers mois, les automobilistes tentent de dénicher les meilleurs tarifs et se rendent souvent dans les grandes surfaces qui pratiquent souvent des tarifs à prix coûtant.

D’autre part, les applis et sites collaboratifs comme Gasoil Now, Essence & Co, Zagaz ou encore Carbu.com qui informent les consommateurs des prix en station se multiplient. Ils permettent de voir quotidiennement la variation des tarifs des carburants.