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Comment obtenir un crédit immobilier durant la crise ?

Des mesures restrictives vont être appliquées d’ici l’été 2021 quant aux règles d’octroi des crédits immobiliers. Comment accéder à la propriété malgré des modalités d’emprunt plus strictes ?
Sommaire

Les établissements bancaires vont durcir leurs conditions d’accès aux crédits immobiliers pour les particuliers. Les mensualités ne pourront pas dépasser 35 % des revenus perçus par les emprunteurs et la durée des remboursements ne devra pas excéder 25 ans.

Comment obtenir un crédit immobilier durant la crise ?

Pourquoi sera-t-il plus compliqué d’obtenir un crédit immobilier ?

Malgré la crise de la Covid-19, le marché est florissant. En 2020, les crédits immobiliers ont augmenté de 5 % et les taux d’intérêt sont toujours très bas. Dans un communiqué de presse datant de mars 2020, la Banque de France souligne que des dérives ont été observées chez certains établissements et qu’il ne faut pas attendre que les foyers aient des problèmes de remboursement pour agir.

Les chiffres sont alarmants et le taux d’endettement des ménages en France a atteint plus de 40 % en 5 ans. Les recommandations renouvelées par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) deviendront des obligations légales d’ici l’été 2021. Ces mesures restrictives visent à freiner la fièvre immobilière et à protéger les ménages du surendettement.

Des profils à risque

Les banques seront sélectives et privilégieront les profils ayant une situation stable, ceux qui présentent le moins de risques et qui auront de préférence un apport personnel. Les banques disposent d’une marge de manœuvre de 20 % qui ne profitera pas à tous les emprunteurs.

L’accès au crédit immobilier sera plus délicat pour les demandeurs dont les secteurs d’activité sont fortement impactés par la Covid-19. Les couples ou les personnes célibataires à faibles revenus, ainsi que les jeunes acquéreurs auront également des difficultés à obtenir un accord de la part de leur banque s’ils n’ont pas un dossier solide.

Le coût de l’assurance intégré dans le calcul du taux d’endettement

L’assurance emprunteur exigée par les banques pour l’obtention d’un accord est indispensable afin de protéger en cas de décès, d’invalidité ou de perte d’emploi. Mais selon des critères d’âge et de santé du client ou des tarifs fixés par les assureurs, le coût peut fortement augmenter et représenter quasiment 30 % du coût total du crédit contracté.

Dans sa note du 28 janvier 2021, le HCSF demande à ce que les banques incluent obligatoirement les intérêts et le coût de l’assurance emprunteur au calcul du taux d’endettement. Cela signifie que les catégories d’emprunteurs à risque qui payent plus cher leur assurance pourront dépasser le taux d’endettement de 35 % et ne pas obtenir de réponse positive à leur demande de prêt immobilier.

Auparavant, les banques n’incluaient pas obligatoirement l’assurance au taux d’endettement, pour justement donner la possibilité aux clients d’emprunter de plus grosses sommes d’argent.


Préparer sa demande de prêt

Lorsqu’ils sont cumulés, les crédits consommation et automobile peuvent compromettre votre capacité d’emprunt pour un projet d’achat de logement. Si vous avez la possibilité de rembourser vos crédits en cours, vous limiterez significativement votre taux d’endettement. Le rachat de crédit peut également vous aider à le diminuer. Cela consiste à regrouper tous vos crédits en une seule mensualité qui de cette manière sera beaucoup plus faible avec une durée de remboursement allongée.

Lors de l’étude de votre dossier, votre banque s’assure de votre solvabilité. Si vous faites l’objet de découverts, il est recommandé de régulariser votre situation quelques mois avant de déposer votre demande d’emprunt. Un apport d’au moins 10 % de la valeur du crédit constitue un gage de sécurité pour l’établissement bancaire que vous sollicitez pour le financement du bien immobilier.