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Covid-19 : des dizaines de vaccinodromes vont bientôt ouvrir en France

Le gouvernement a décidé de miser sur les vaccinodromes pour accélérer la campagne de vaccination contre la Covid-19 en France. Comment fonctionneront-ils ? Combien de ces mégacentres seront déployés sur le territoire ?
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Lundi 22 mars, le ministre de la Santé, Olivier Véran a annoncé l’ouverture prochaine de plusieurs dizaines de centres entièrement dédiés à la vaccination. L’objectif dans le viseur du gouvernement est de vacciner 30 millions de personnes d’ici à l’été et notamment 10 millions d’ici au 15 avril.

Covid-19 : des dizaines de vaccinodromes vont bientôt ouvrir en France

Qu’est-ce qu’un vaccinodrome ?

Plus de 1 500 centres de vaccination ont ouvert en France, mais ce nombre reste insuffisant pour espérer un retour à la normale d’ici l’été. La campagne vaccinale doit encore s’accélérer. Si le gouvernement compte sur la contribution des médecins et des pharmaciens, il s’est également résolu à créer de grands centres de vaccination. « On peut les appeler « vaccinodromes » ou « mégacentres », quel que soit le nom », a déclaré Olivier Véran lors d'un déplacement dans l’Essonne.

Concrètement, il s’agit de lieux de stockage et de distribution des vaccins contre la Covid-19. Ils permettront d’écouler rapidement les doses livrées à partir du mois d’avril et de vacciner massivement la population, à condition de relever le défi logistique qu’ils représentent. Ce seront essentiellement les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna qui seront injectés.

Combien de centres seront ouverts ?

Le ministre de la Santé a annoncé le déploiement d’1 à 2 vaccinodromes par département, soit entre 100 et 200 mégacentres sur le territoire d’ici fin avril. Et les premiers d’entre eux devraient ouvrir dès la fin du mois de mars. Aucune indication sur les horaires n’a pour l’instant été donnée, mais ces mégacentres seront probablement amenés à accueillir les candidats à la vaccination « les jours fériés, les week-ends et même les nuits, s’il le faut », a affirmé Olivier Véran.

L’implication des sapeurs-pompiers et de l’armée

Sur les 100 à 200 vaccinodromes envisagés, 35 seront gérés par les sapeurs-pompiers et le ministère des Armées. Pour les autres, l’État, les agences régionales de santé et l’Assurance maladie seront aux commandes.

Un objectif : 10 millions de personnes vaccinées au 15 avril

Dimanche dernier, 6,2 millions de personnes avaient déjà bénéficié d’une première injection. Et pour les mois à venir, le gouvernement s’est donné d’autres objectifs que les vaccinodromes devraient permettre d’atteindre. La barre est fixée à 10 millions de primo-injections à la mi-avril, ce qui correspond à 211 000 personnes vaccinées par jour.

En outre, les plus de 70 ans sans comorbidité, pour lesquels la vaccination s’ouvre dès samedi 27 mars, pourront obtenir un rendez-vous dans les mégacentres, en plus des centres de vaccination classiques. Ces candidats s’ajoutent aux plus de 75 ans et aux plus de 65 ans présentant une comorbidité, ciblés en priorité par la campagne.


Le Stade de France transformé en vaccinodrome

Le Stade de France à Saint-Denis est mis à contribution et deviendra lui-même un vaccinodrome. Il devrait ouvrir dès les premiers jours du mois d’avril. Pour le transformer, le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens : 180 militaires de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSSP) ont été formés afin de réaliser les injections dans le Stade. L’Agence régionale de santé sera chargée de livrer les doses et fournir le matériel nécessaire.

Les habitants de toute l’Île-de-France pourront prendre rendez-vous via la plateforme Doctolib pour se faire piquer. Si les livraisons suivent, une cadence de 10 000 injections par semaine est envisagée.