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Jeudi 23 mai, plusieurs services publics seront en grève

Certains secteurs de la fonction publique appellent à la grève le 23 mai. Le point sur cette journée d’action.
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Les professionnels de la petite enfance, du secteur hospitalier ou encore de La Poste sont appelés à cesser le travail pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail et dénoncer des réformes envisagées par le gouvernement. La journée d’action est prévue jeudi 23 mai.

Jeudi 23 mai, plusieurs services publics seront en grève


Les professionnels de la petite enfance mobilisés

Le collectif « pas de bébés à la consigne » appelle le personnel du secteur de la petite enfance à la grève dans toute la France le jeudi 23 mai 2019.

Le mouvement proteste contre la réforme de la loi fixant les conditions des modes de garde. Le 28 mars dernier, le personnel du secteur de la petite enfance s’était déjà mis en grève.

D’après le collectif, le gouvernement souhaite « la suppression du ratio de 40 % des professionnels les plus qualifiés pour les enfants dans les Équipements d’accueil du jeune enfant (EAJE) et le recours à une logique de compétences plutôt que de diplômes pour apprécier les qualifications professionnelles ».

Ainsi, le personnel redoute la surreprésentation d’encadrants n’ayant plus de diplômes indiquant leurs savoir-faire. Ils craignent aussi une dérégulation. C’est pourquoi le collectif a fait 20 propositions au gouvernement.

Les syndicats des hôpitaux de Paris appellent aussi à la grève

Les 8 principales organisations syndicales des hôpitaux de Paris (AP-HP) appellent aussi à une grève pour dénoncer les suppressions de postes. Les syndicats souhaitent des négociations sur l’emploi, les salaires et les restructurations en cours. Le préavis commencera le 23 mai à 21 heures et se terminera le 25 mai à 7 heures.

Cette démarche s’inscrit « dans le cadre de la journée nationale d’action et de grève pour la défense du service public », soulignent les organisations syndicales. Ces dernières réclament des augmentations de salaire « de 400 euros pour chacune et chacun » et « des moyens en personnel à hauteur de 10 000 embauches ».

Les syndicats protestent contre la suppression de « 3 500 postes entre décembre 2014 et décembre 2018 », et incitent « les agents toutes catégories confondues à organiser la riposte ».

De plus, la grève se continue dans les urgences parisiennes. Débutée en mars après plusieurs agressions à l’hôpital Saint-Antoine, l’action s’est étendue à d’autres hôpitaux.

Perturbations à La Poste en Bretagne

Les syndicats de La Poste, dans le Finistère et le Morbihan, appellent aussi à la mobilisation pour le 23 mai. Les agents dénoncent la situation de la distribution du courrier.

Les syndicats souhaitent une amélioration des conditions de travail et une ouverture des négociations.