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Le phénomène « Tiny House »

La Tiny House ou micromaison est une tendance qui gagne de plus en plus de Français. Fixe ou mobile, elle séduit grâce à son côté économique, écologique, mais aussi grâce à la liberté qu’elle procure à ses occupants.
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Avec près d’un demi-millier de Tiny Houses et une vingtaine de constructeurs sur le marché, le phénomène prend de l’ampleur en France. La Tiny House promet un retour à la simplicité et à l’essentiel pour un confort sans fioritures.

Le phénomène « Tiny House »

Qu’est-ce qu’une Tiny House ?

La Tiny House comme son nom le laisse entendre est née aux États-Unis en 2008. Le charpentier Bruno Thiéry l’importe en France et construit la première Tiny House sur le territoire en 2013. Depuis, il est devenu le plus gros fabricant du pays avec près d’une centaine de micromaisons à son actif.

Une Tiny House a tout d’une maison en version miniature : des espaces de vie, de cuisine, de couchage, de bain et de rangements. Elle peut mesurer de 10 à 40 m2 en fonction des aménagements souhaités. Cependant, opter pour la micromaison, c’est aussi adopter son style de vie minimaliste. En effet, grands dressings, télévision avec écran géant ou encore accumulation d’objets n’ont pas leur place dans une Tiny House. Par contre, elles sont imaginées pour apporter tout le confort nécessaire et sont fabriquées à base de matériaux de bonne qualité.

Elle peut être utilisée comme bon vous semble, en tant que résidence principale ou secondaire. Les professionnels du tourisme et les étudiants en sont particulièrement friands.

Des maisons plus petites, plus économiques et plus écologiques

Faire construire sa maison a un impact colossal sur les finances et l’environnement. Du fait de sa petite taille, la Tiny House est moins chère à bâtir et son empreinte écologique est bien plus faible qu’une habitation traditionnelle. En moyenne, une micromaison coûte entre 15 000 et 50 000 euros, équipements compris. Ce prix attractif convainc de nombreux futurs propriétaires qui ne souhaitent pas souscrire un prêt sur 20 ans.

De plus, les Tiny Houses sont généralement fabriquées en bois provenant de filières locales, une démarche plus écologique. Certains peuvent choisir de la transformer en habitat autonome avec l’installation de panneaux solaires et d’un système de récupération des eaux de pluie. Alors, qu’attendez-vous pour sauter le pas ?

Que dit la législation française ?

La législation française n’encadre pas encore les Tiny Houses, ce qui peut être un frein ou un avantage. Actuellement, elles se plient à la réglementation en vigueur pour les caravanes et les mobil-homes, sauf si elles ne se déplacent pas. Dans ce cas, elles sont soumises aux mêmes obligations qu’une habitation traditionnelle.

Ainsi, dès lors que la Tiny House est mobile, vous n’aurez pas besoin de permis de construire. Attention, elle ne doit également pas dépasser 20 m2 pour bénéficier de cet avantage. Les choses se compliquent en ce qui concerne l’installation. Elle peut être stationnée sur un terrain privé à condition de ne pas rester au même endroit plus de 3 mois. Il faudra obtenir l’autorisation de la mairie pour une installation définitive, et ce n’est pas toujours facile. Plusieurs propriétaires témoignent des difficultés qu’ils rencontrent à rester sur leur terrain.

Pour pouvoir circuler sur la route, la Tiny House doit être immatriculée. Son poids et sa largeur, remorque comprise, ne doivent pas dépasser une certaine limite fixée à 3 500 kg et 2,55 m.

De la petite maison individuelle au quartier de Tiny Houses

Les particuliers ne sont pas les seuls à adopter la Tiny House. Selon Aurélie Moy, elle constitue l’habitat parfait pour les étudiants. Convaincue, la jeune ingénieure a fondé le Ty Village, premier rassemblement de Tiny Houses étudiantes sur le Campus d’Armor à Saint-Brieuc. Il compte aujourd’hui 14 micromaisons entièrement équipées, louées entre 459 et 479 euros charges comprises.

Une autre initiative est en cours : le premier quartier de Tiny Houses. Le projet aurait dû voir le jour fin 2020 à Rezé, mais la crise sanitaire a bouleversé les plans. Il reste tout de même d’actualité et les 8 acquéreurs pourront emménager au cours de l’année.