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Le salaire des jeunes chercheurs revalorisé en 2021

Dès 2021, le salaire des jeunes chercheurs pourrait être augmenté. C’est du moins ce qu’a déclaré Frédérique Vidal à l’occasion de ses vœux le 21 janvier dernier. Décryptage.
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Les jeunes chercheurs français perçoivent un salaire moyen d’environ 2 200 à 2 500 euros bruts en démarrant leur carrière. La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, s’est personnellement engagée à ce que leur salaire soit au moins égal à 2 SMIC dès 2021.

Le salaire des jeunes chercheurs revalorisé en 2021


État des lieux actuel

Un chercheur sortant des bancs de l’école perçoit actuellement entre 2 200 à 2 500 euros bruts, soit l’équivalent d’environ 1,3 à 1,4 SMIC.

Un salaire qui peut sembler conséquent pour certains, mais qui, au regard des études menées et des futures responsabilités attribuées, n’est pas réellement représentatif.

La promesse de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

À l’occasion de ses vœux au Musée de l’Homme à Paris le 21 janvier, Frédérique Vidal s’est directement adressée aux jeunes diplômés de cette profession, en promettant une revalorisation des salaires, « au moins équivalente à 2 SMIC ». Elle a également scellé cette déclaration en confirmant « j’en prends l’engagement devant vous ce soir. »

26 millions d’euros seront donc consacrés à cette remise à niveau de début de carrière. Cependant, une « revalorisation d’ensemble » sera à prévoir, afin de pérenniser « l’attractivité des métiers et des carrières de la recherche comme de l’enseignement supérieur ». Cela porte donc l’enveloppe à un montant de 92 millions d’euros au total.

Une annonce qui pourrait « apaiser »

Durant l’allocution de la ministre pour ses vœux, 150 personnes, selon les forces de l’ordre et le double selon les syndicats, se tenaient devant le Musée de l’Homme à Paris. Leurs revendications concernaient aussi bien le projet de réforme des retraites que la précarité étudiante, mais dénonçaient également la « loi de la programmation de la recherche » selon Mélanie Luce, présidente de l’Unef.