Les Parisiens, soutenus par la mairie de Paris et le syndicat Vélib’, n’en finissent pas d’exprimer leur mécontentement avec l’arrivée du nouveau Vélib’ qui rencontre de multiples problèmes et des retards importants. Qu’en est-il ?

Les usagers du nouveau Vélib' à Paris s'impatientent


La grogne des cyclistes utilisateurs de Velib' n’en finit plus à cause du changement de prestataire à Paris. Ils se plaignent de dysfonctionnements multiples qui, associés à une hausse des tarifs provoquent colère et incompréhension. La maire de Paris, Anne Hidalgo, affiche également son mécontentement et dit « taper du poing sur la table auprès de cette société (Smovengo) qui a gagné un marché conformément à la loi » et d’importantes pénalités financières sont envisagées. Le point sur la situation.

Les usagers du nouveau Vélib’ à Paris s’impatientent

Seulement 63 stations opérationnelles sur les 600 prévues

Cela fait plus de 10 jours que la société Smovengo a repris le contrat Vélib’ pour la ville de Paris et l’arrivée du nouveau prestataire rencontre des dysfonctionnements multiples. Beaucoup de stations Vélib’ sont toujours vides. Sur les 600 stations prévues au 1er janvier 2018, seules 64 seraient opérationnelles ce qui est d’assez mauvais augure pour les 1 400 autres devant être déployées d’ici au printemps.

Les usagers expriment vivement leur impatience, victimes des fermetures successives des stations de l’ancien prestataire depuis octobre et de la mise en place du nouveau qui prend un retard considérable. Les réseaux sociaux sont quant à eux inondés de partages d’expérience négative et de critiques. En plus de la rareté des bicyclettes, le prix de l’abonnement à augmenter de 30 % et des bugs récurrents de l’application sont signalés.

La société Smovengo explique ces ratés par un recours en justice déposé par l’ancien opérateur JC Decaux et des problèmes imprévus concernant l’alimentation du réseau en électricité.

Le syndicat Vélib’ prévoit de lourdes sanctions financières

Des heures gratuites sont pour le moment proposées en guise de compensation, solution très mal accueillie, car, les vélos disponibles étant rares, il est quasi impossible d’en profiter et ce dédommagement est considéré comme beaucoup trop faible.

La présidente du syndicat d’élus Vélib’, a déclaré à l’AFP être en train de travailler sur les sanctions financières qui vont être appliquées envers Smovengo et assure « qu’on parle de beaucoup d’argent, de sommes importantes ». En effet, le contrat qui lie la société prestataire à la mairie de Paris stipule que des pénalités sont appliquées « en fonction de l’état des retards. 50 000 € par station jusqu’à 200 stations manquantes. Et au-delà, c’est un forfait d’un million d’euros qui s’applique. »

 




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