Passées À venir

Pétition pour l'étiquetage obligatoire de la provenance du miel

Plusieurs fédérations d’apiculteurs ont lancé, le 11 juin, une pétition en direction du gouvernement, pour réclamer un étiquetage systématique et obligatoire sur l’origine des miels provenant de mélanges. Un enjeu crucial pour la survie de la filière.
Sommaire

La pétition intitulée « Miel : mettons fin à l’opacité ! À quand un étiquetage de l’origine géographique du miel ? » a été initiée par l’UNAF (Union nationale de l’apiculture française), la Fédération française des apiculteurs professionnels, le Syndicat national de l’apiculture et la Confédération paysanne. Par cette pétition, également soutenue par l’association Agir pour l’environnement, les organisations professionnelles réclament davantage de transparence concernant la provenance du miel.

Pétition pour l’étiquetage obligatoire de la provenance du miel


Déjà plus de 36 000 signatures pour la pétition

« La France importe 80 % des miels qu’elle consomme. Certains pays d’origine pratiquant les prix les plus bas, à commencer par la Chine, sont souvent épinglés pour des fraudes comme l’ajout de sirop de sucres », peut-on lire sur la page de la pétition. Et selon 2 études menées par la commission de Bruxelles et l’association de consommateurs UFC Que Choisir, un tiers des miels de mélange ne serait pas conforme à la réglementation.

« Promis par le gouvernement dès 2017, l’étiquetage obligatoire de l’origine du miel a été reporté à plusieurs reprises », signalent les initiateurs de la pétition, alors que plusieurs pays d’Europe adoptent déjà ce genre de législation. Par exemple, en Espagne, le pourcentage de chaque miel contenu dans un pot, selon son pays de provenance, apparaîtra obligatoirement sur le contenant. Aujourd’hui, les règles en la matière imposent seulement de faire figurer une mention « Origine UE/non UE ».

À l’heure actuelle, la pétition a déjà recueilli plus de 36 000 signatures.

Les « Apidays » : un rendez-vous phare destiné au grand public

Les apiculteurs français déplorent une concurrence déloyale et des débouchés qui se tarissent. Cette pétition intervient à un moment phare pour la filière.

Du 13 juin au 15 juin ont eu lieu les 10e « Apidays ». Cette manifestation annuelle — lors de laquelle sont organisées de nombreuses activités autour des abeilles — rassemble chaque année plusieurs milliers de personnes.

Pour cette 10e édition, l’accent a été mis sur les dangers liés au recul du nombre de pollinisateurs depuis une vingtaine d’années à cause des produits phytosanitaires. Plus de 20 000 espèces d’abeilles sur la planète participent à l’évolution de plus de 80 % des espèces végétales, a expliqué l’UNAF.