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Plus de 1 million d'appels reçus sur le 0 809 401 401 depuis la mise en place du P.A.S.

La plateforme téléphonique dédiée au prélèvement à la source est fortement sollicitée depuis début janvier. Plus de 1 million d’appels ont déjà été reçus.
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Plus de 1 million d’appels ont été comptabilisés depuis la mise en place du numéro national dédié au prélèvement à la source le 2 janvier 2019. Les agents des impôts mobilisés sur la ligne téléphonique, mais également ceux qui sont positionnés au sein des guichets d’accueil, sont ainsi confrontés à une surcharge de travail, une situation que dénoncent les syndicats. Faisons le point dans cet article.

Plus de 1 million d’appels reçus sur le 0 809 401 401 depuis la mise en place du P.A.S.


Un million d’appels passés depuis le 2 janvier 2019

Le prélèvement à la source est synonyme d’inquiétude et de questionnement pour de nombreux contribuables. Pour pallier ces interrogations, l’administration fiscale a mis en place début janvier une plateforme téléphonique joignable au 0.809.401.401 (appel non surtaxé).

Le ministère des Comptes publics a comptabilisé près de 1 037 060 d’appels entre le 2 et le 14 janvier, dont 150 000 le premier jour ; un nombre qui aurait néanmoins diminué de 79 % depuis le lancement, selon un communiqué du ministère.

Au vu du nombre important d’appels, Gérard Darmanin a décidé de mobiliser 470 agents supplémentaires pour répondre aux questions des Français. « Même si ce nombre d’appels a largement diminué nous nous attendons aujourd’hui à plus d’appels du fait du crédit d’impôt et sans doute encore la semaine prochaine », a-t-il déclaré le 15 janvier.

La plateforme téléphonique n’est pas le seul canal à avoir été fortement sollicitée. En effet, 2,5 millions de connexions ont été enregistrées sur le site internet des impôts. L’administration a également reçu près de 87 420 mails qui, pour une grande partie, concernent la modulation de l’impôt à la source.

2 nouvelles étapes qui pourraient engendrer une hausse du nombre d’appels

Un acompte de 60 % a été versé le 15 janvier aux personnes qui bénéficient d’un crédit ou d’une réduction d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile, d’une assistante maternelle ou encore pour avoir réalisé un investissement locatif. Ce sont 8,8 millions de foyers qui sont concernés.

Dans le même temps, la DGFIP a procédé « aux premiers prélèvements sur les comptes des contribuables qui perçoivent des revenus non salariaux : travailleurs indépendants, artisans, professions libérales et commerçants ».

Ces deux nouvelles étapes pourraient conduire à une augmentation des appels de la part des contribuables, et de fait, à une hausse de travail pour les agents des impôts.

Une administration au bord de la « surchauffe »

Le ministre des comptes publics avait récemment indiqué que la mise en place du prélèvement à la source se déroulait « sans accroc » et « sans bug technique ».

Une affirmation réfutée par le premier syndicat des impôts, « Solidaire finances publiques », pour qui « les premières difficultés se font jour et il semble que la surchauffe guette les services et les agent-es ». « Ajustement de dernière minute et sous-évaluation de la charge constituent des réalités à la fois pour les contribuables et les agents des finances publiques, bien loin de la petite surcharge de travail estimée par le ministre » a aussi ajouté le syndicat.