Passées À venir

Quelles sont les règles de composition et d'étiquetage à respecter pour le chocolat ?

Le chocolat est l’un des aliments les plus prisés des Français. En raison de son succès, le chocolat connait un contrôle permanent sur sa composition et son étiquetage par la DGCCRF.
Sommaire

En cette période de festivité, le chocolat est omniprésent dans les magasins et rayons de nos supermarchés. En 2016, près de 381 900 de tonnes de chocolat ont été vendues dont 34 000 à Noël. Ce secteur d’activité se porte bien puisqu’il représente 3,58 milliards de chiffre d’affaires durant cette même année. C’est pour cela que la DGCCRF met en place un contrôle très strict en ce qui concerne les règlementations de la composition et de l’étiquetage du chocolat.

Quelles sont les règles de composition et d’étiquetage à respecter pour le chocolat ?



Quelle est la consommation de chocolat en France ?

En se basant sur les chiffres de 2016, un Français consomme en moyenne 7 kg de chocolat par an. Avec ce chiffre record, la France se place 7ème sur l’échelle européenne. Les piques de ventes sont obtenus lors des périodes de festivité tels que Noël, mais aussi à Pâques.

Il faut savoir que 80 % des amateurs de chocolat effectuent leurs achats au sein des grandes surfaces contre 20 % qui préfèrent se tourner vers les marques et les boutiques spécialisées.

Les règles de composition et d’étiquetage du chocolat

Le chocolat est soumis à une règlementation très stricte. Sa composition étant unique, cet aliment est soumis à une directive européenne 2000/36/CE retranscrite en France par le décret N° 2003-702 du 29 juillet 2003. Cette directive communautaire liste les différentes règles de composition, les méthodes de fabrication, le conditionnement ainsi que l’étiquetage.

Ce décret recoupe le chocolat en plusieurs catégories : le chocolat noir, le chocolat au lait, le chocolat blanc, le chocolat fourré ainsi que le bonbon au chocolat. Pour toutes ces classifications de chocolat, le principal élément de composition est le cacao. Pour le chocolat classique, le produit contient au minimum 35 % de cacao. Pour le chocolat noir, sa teneur en cacao est de 43 %. Le chocolat au lait contient quant à lui 30 % de cacao. En ce qui concerne les bonbons au chocolat, la règlementation veut qu’ils contiennent 25 % de chocolat.

Le cacao se mélange avec différents aliments comme le beurre de cacao, les produits laitiers, le sucre, et des arômes pour finaliser le chocolat que l’on connait. L’ajout de ces ingrédients ne doit pas excéder 40 % du poids total du produit. Certains aliments comme les graisses animales et les arômes rappelant le chocolat sont interdits.

D’autres composantes comme les matières grasses végétales sont autorisées si elle ne dépasse pas 5 % du poids total d’une tablette de chocolat. Elles sont limitées à quelques matières végétales : l’illipé, l’huile de palme, le karité, le kokum gurgi, et le noyau de mangue. La directive européenne oblige de compléter avec la mention « contient des matières grasses végétales en plus du beurre de cacao » sur le packaging des produits. Une mention qui doit être mise en avant à côté des ingrédients.

En France, si des matières grasses ne sont pas ajoutées au chocolat, il est possible de le commercialiser sous d’autres dénominations mises en place par le Code de la consommation (article R. 412-48). Des dénominations telles que « chocolat pur beurre de cacao » ou encore « chocolat traditionnel ».

Des contrôles effectués par la DGCCRF

Très consommés par les Français, des contrôles très stricts sont effectués sur le chocolat par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Cette administration effectue un contrôle permanent sur l’application des différentes règlementations concernant la composition et l’étiquetage. Ces vérifications sont pratiquées du fournisseur des matières premières jusqu’au détaillant.

La vérification précise des étiquetages permet de transmettre les bonnes informations aux consommateurs. Des inspections qui s’avèrent nécessaires puisque certaines mentions comme « chocolat maison » peuvent être fausses. Dans ce cas, la DGCCRF sanctionne les contrevenants par le biais de procès-verbaux.