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Vers la déconjugalisation de l'ASI et de l'ASPA ?

Deux associations demandent aux parlementaires la déconjugalisation de l’allocation supplémentaire d’invalidité et de l’allocation de solidarité aux personnes âgées.
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Vous bénéficiez de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) ou de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ? À l’heure actuelle, les revenus de votre conjoint ou de votre conjointe sont pris en compte pour déterminer le montant de l’allocation. Toutefois, ce principe pourrait bientôt prendre fin. En effet, dans un communiqué, la Fédération nationale des accidentés de la vie (FNATH) et l’APF France Handicap annoncent avoir saisi l’ensemble des parlementaires afin de mettre en place la déconjugalisation de l’ASI et de l’ASPA.

Vers la déconjugalisation de l’ASI et de l’ASPA ?



C’est quoi l’ASI et l’ASPA ?

L’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) est une aide financière destinée aux personnes souffrant d’un handicap et percevant de faibles revenus. Elle est accordée aux personnes âgées de moins de 62 ans, titulaires d’une pension d’invalidité ou de retraite anticipée, et dont les ressources n’excèdent pas un certain plafond.

L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) est quant à elle une prestation destinée à garantir un minimum de ressources aux personnes âgées de 65 ans et plus. L’objectif est d’assurer un niveau de vie décent aux personnes âgées, notamment à celles qui disposent de faibles pensions de retraite.

Que changerait la déconjugalisation de ces allocations ?

La Fédération nationale des accidentés de la vie (FNATH) et l’APF France Handicap dénoncent « une disparité de traitement entre personnes handicapées ». Il faut mettre fin à cette « iniquité », écrivent les 2 associations dans le communiqué.

La déconjugalisation de l’ASI et l’ASPA va consister à individualiser le calcul des aides, en ne prenant en compte que les ressources du bénéficiaire et non celles du couple. Elle permettrait de s’assurer que l’aide accordée correspond véritablement aux besoins de la personne concernée, sans être réduite ou supprimée en raison du revenu du conjoint.

Cependant, la mise en place d’une telle réforme n’est pas sans difficulté. Les freins sont principalement d’ordre financier et politique. La déconjugalisation impliquerait un coût budgétaire supplémentaire pour les finances publiques, car davantage de personnes pourraient prétendre à des allocations plus élevées.

Bon à savoir : l’APF France Handicap et la FNATH s’étaient déjà mobilisées pour la déconjugalisation de l’AAH.

 

Rédacteur
Olivier Calcagno
Expert & Rédacteur


D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.