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Départ volontaire dans la fonction publique d'État : montant et conditions

Vous envisagez un départ volontaire de la fonction publique d’État ? Découvrez les conditions, la démarche et le calcul du montant de l’indemnité.
Sommaire

Un agent de l’État dont le poste est concerné par une restructuration ou une suppression d’emploi n’est pas obligé de rester dans la fonction publique. Il peut choisir de démissionner et, sous certaines conditions, toucher une indemnité de départ volontaire. Ce dispositif, encadré par un texte réglementaire précis, répond à des règles de calcul et de versement qu’il vaut mieux connaître avant de se lancer dans les démarches.

Départ volontaire dans la fonction publique d’État : montant et conditions



Dans quelles situations le départ volontaire est-il possible ?

Le départ volontaire s’adresse aux agents dont le poste disparaît ou change en profondeur dans le cadre d’une réorganisation de service. Face à cette situation, l’administration propose normalement des solutions de reclassement : retrouver un poste équivalent, changer de corps ou de cadre d’emplois, ou encore rejoindre le secteur privé.

Mais l’agent concerné garde une autre option : démissionner de son propre chef plutôt que d’accepter un reclassement. C’est précisément ce choix qui ouvre droit à l’indemnité de départ volontaire. Chaque opération de restructuration fait l’objet d’un arrêté ministériel qui liste les services, corps et grades éligibles, ainsi que la période durant laquelle la demande peut être déposée.

Qui peut prétendre à l’indemnité ?

Le dispositif concerne aussi bien les fonctionnaires que les agents contractuels en CDI. Deux conditions principales s’appliquent :

  • être à plus de deux ans de l’âge minimum requis pour partir à la retraite au moment de l’envoi de la demande de démission ;
  • avoir rempli intégralement son engagement de service si l’agent s’était engagé à servir l’État après une formation.

Comment demander son départ volontaire ?

La procédure suit un ordre précis, qu’il est important de respecter. L’agent doit d’abord adresser une demande d’indemnité, par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre signature. Certaines administrations disposent d’un formulaire dédié, à réclamer auprès de son service RH.

Ce n’est qu’une fois la réponse de l’administration reçue que l’agent peut, s’il le souhaite, formuler sa démission. Autrement dit, la demande de départ volontaire précède toujours la démission elle-même : il ne s’agit pas de démissionner puis de solliciter une compensation après coup.




Quel est le montant de l’indemnité ?

Le calcul repose sur une formule simple : un douzième de la rémunération brute annuelle, multiplié par le nombre d’années complètes de service effectif, dans la limite de 24 douzièmes.

La rémunération prise en compte correspond à celle perçue durant l’année civile précédant la demande de démission. Pour un agent en disponibilité, en congé parental ou en congé non rémunéré au moment de sa demande, ce sont les 12 derniers mois rémunérés qui servent de référence.

À titre d’exemple, un agent totalisant 20 années d’ancienneté avec une rémunération brute annuelle de 36 000 € percevrait une indemnité de 60 000 €.

Certains éléments de rémunération sont exclus du calcul, notamment les remboursements de frais, les primes liées à un changement de résidence ou à une mobilité géographique, les indemnités d’enseignement ou de jury, l’indemnité de résidence à l’étranger, ainsi que les majorations liées à une affectation outre-mer.

Comment l’indemnité est-elle versée ?

Le versement s’effectue en une seule fois, dès que la démission devient effective. L’agent peut toutefois demander un étalement sur deux années consécutives, s’il préfère répartir la somme perçue.

Faut-il rembourser l’indemnité en cas de retour dans la fonction publique ?

Le dispositif n’est pas conçu pour permettre un aller-retour rapide entre secteur public et vie professionnelle extérieure. Si l’agent est recruté à nouveau, que ce soit dans la fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière, dans les cinq années suivant sa démission, il doit rembourser l’indemnité perçue. Ce remboursement doit intervenir dans un délai maximal de trois ans après le nouveau recrutement.

Peut-on toucher le chômage après un départ volontaire ?

Une démission dans ce cadre n’exclut pas automatiquement le droit aux allocations chômage. L’agent concerné peut en bénéficier dès lors qu’il remplit les conditions générales d’ouverture des droits, comme n’importe quel demandeur d’emploi.