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Le 1er mai est un jour férié chômé et payé par l'employeur ou majoré de 100 % si l'on travaille

Bien que la législation impose le repos des salariés le jour de la fête du Travail, certains d’entre eux sont tenus de travailler. Quels sont les effets de ce jour chômé sur la rémunération des personnes qui ne travaillent pas le 1er mai ? À quelle compensation ont droit ceux qui, à l’inverse, doivent se rendre sur leur lieu de travail ?

En France, sur les 11 jours fériés, seul le 1er mai est obligatoirement chômé, c’est à dire non travaillé, et payé. Toutefois, certaines entreprises, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent cesser de fonctionner. Ainsi, les employés de ces structures sont tenus de venir travailler. Qu’en est-il donc de la rémunération des salariés en ce jour de fête du travail ?

Le 1er mai est un jour férié chômé et payé par l’employeur ou majoré de 100 % si l’on travaille

Rémunération des salariés ne travaillant pas le 1er mai

La fête du Travail, contrairement aux autres jours fériés, est la seule journée non travaillée. L’article L3133-4 du Code du travail dispose en effet que « le 1er mai est férié et chômé ».

De plus, il est obligatoirement payé pour l’ensemble des salariés, quel que soit leur âge, leur ancienneté dans l’entreprise ou encore leur mode de rémunération.

En ce qui concerne le montant de leur rémunération, la législation ne prévoit aucune baisse de salaire pour ces employés qui ne travaillent pas en ce jour chômé. Ces derniers ont en effet « droit à une indemnité égale au salaire perdu du fait de ce chômage ». Ainsi, l’employeur est tenu de les rémunérer normalement.

Rémunération des employés tenus de travailler le jour de la fête du Travail

Bien que le Code du travail impose le repos des salariés le 1er mai, des exceptions existent.

En effet, dans les secteurs où l’activité ne peut être interrompue, les salariés peuvent être amenés à travailler. Il peut s’agir des employés de l’hôtellerie, de la restauration, de la fonction publique hospitalière, des transports publics ou encore des industries fonctionnant en continu.

Dans cette situation, en plus de leur rémunération habituelle, les salariés bénéficient d’une majoration de 100 %. Les employeurs sont en effet tenus de leur accorder « une indemnité égale au montant de ce salaire ». Ainsi, les personnes qui travaillent le 1er mai sont payées double.

Cette majoration ne peut en aucun cas être remplacée par un repos compensateur. Et dans le cas où une convention collective prévoirait un jour de repos pour compenser ce jour travaillé, l’employeur devra tout de même octroyer cette indemnité aux salariés.