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Suis-je payé double si je travaille le 1er mai 2026 ?

Bien que la législation impose le repos des salariés le jour de la fête du Travail, certains d’entre eux sont tenus de travailler. Tour d’horizon des obligations de chacun.
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Chaque année, la fête du Travail soulève les mêmes questions côté employeurs comme côté salariés : qui est obligé de travailler ? Comment est-on payé ce 1er mai 2026 ? Voici ce que dit la loi.

Suis-je payé double si je travaille le 1er mai 2026 ?



Rémunération des salariés ne travaillant pas ce 1er mai 2026

Parmi les 11 jours fériés du calendrier français, le 1er mai occupe une place à part. C’est en effet le seul pour lequel le chômage est imposé par la loi. L’article L3133-4 du Code du travail est sans ambiguïté : le 1er mai est férié et chômé, les deux termes ayant leur importance.

Concrètement, cela signifie que tout salarié, quelle que soit son ancienneté, son âge ou son mode de rémunération, a le droit de ne pas travailler ce jour-là et d’être payé normalement. L’employeur ne peut procéder à aucune retenue sur salaire au titre de cette absence.

Quand certains secteurs ne peuvent pas s’arrêter

La règle du repos obligatoire connaît néanmoins des exceptions. Certaines activités, par nature, ne peuvent pas s’interrompre : l’hôtellerie-restauration, les transports publics, les hôpitaux et cliniques, ou encore les industries en fonctionnement continu. Les salariés de ces secteurs peuvent donc être appelés à travailler le 1er mai 2026.

Dans ce cas, leur rémunération obéit à des règles spécifiques : en plus de leur salaire habituel, ils perçoivent une majoration de 100 %. Autrement dit, une journée travaillée le 1er mai est rémunérée double.

Une majoration qui ne peut pas être remplacée

Point important : cette indemnité supplémentaire ne peut pas être convertie en repos compensateur. Même si une convention collective prévoit un jour de récupération, l’employeur reste tenu de verser la majoration financière. Les deux peuvent se cumuler, mais la majoration ne peut en aucun cas disparaître au profit du seul repos.




 

Rédacteur

Après un cursus dans l'édition, je me suis tournée vers la rédaction par passion. Puis l'envie d'informer et de décrypter l'actualité est venue naturellement. Avec un clavier, toujours entre les mains, j'espère réussir à accompagner du mieux possible les citoyens dans la réalisation de leurs démarches administratives.