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Rattrapage de salaire pour les fonctionnaires mal payés

À la suite de la grande journée de grèves et manifestations des fonctionnaires du 22 mars 2018, réclamant notamment plus de pouvoir d’achat, le ministre de l’Action et des comptes publics propose d’augmenter les petits salaires.
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Au lendemain des grandes manifestations de fonctionnaires qui ont eu lieu jeudi 22 mars, le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérard Darmanin, a annoncé vendredi 23 mars, sa volonté de voir revaloriser les salaires les plus bas de la fonction publique. Le point sur ces déclarations.

Rattrapage de salaire pour les fonctionnaires mal payés



Les salaires les plus bas devraient être augmentés

Le gouvernement entend « faire du rattrapage sur des métiers » comme celui d’« infirmière » ou « un certain nombre de métiers de catégorie C » — la plus basse —, a expliqué M. Darmanin, au lendemain d’une journée de grève et manifestations qui a vu des centaines de milliers de fonctionnaires défiler dans la rue, essentiellement pour leur pouvoir d’achat.

Ce rattrapage ne concernera pas tous les fonctionnaires, car le ministre estime « qu’il y a des agents dans la fonction publique qui sont payés correctement, et d’autres qui sont effectivement mal payés ».

Il a également précisé que le point d’indice qui sert de base de calcul pour le salaire des fonctionnaires d’état, de la fonction territoriale et hospitalière ne changerait pas, en justifiant cette décision par son cout trop élevé : l’augmentation du point coute « 2 milliards d’euros » pour « quelques euros sur la feuille de paie de ceux qui sont mal payés dans la fonction publique ».

Le ministre souhaite augmenter les salaires « pour certains métiers », ayant « décroché » soit « par rapport au secteur privé », soit « parce que les rémunérations sont faibles au regard de la difficulté des missions qui sont exercées », explique-t-on à Bercy.

Les concertations avec les syndicats ont été avancées

Prévues à l’origine pour cet automne, les prochaines rencontres salariales à Bercy ont été avancées à la mi-juin à la demande des organisations syndicales. Ces dernières réclament un dégel du point d’indice des fonctionnaires depuis longtemps et l’augmentation des salaires les plus bas proposée par le ministre « ne peut pas être [...] la réponse à ce qui nous semble être nos légitimes exigences en matière salariale et de pouvoir d’achat », a réagi Jean-Marc Canon pour la CGT (1er syndicat), pour qui cette mesure est insuffisante si elle fait « l’impasse sur les augmentations générales ».

Il a également dénoncé une « politique d’opposition des salariés entre eux ». « On va faire en sorte que des salariés s’érigent comme étant les plus mal payés », a-t-il dit à l’AFP, s’inquiétant « des choix absolument injustes » envers certains salariés.

Une part plus grande de rémunération « au mérite »

La rémunération des salariés de la fonction publique se base sur l’ancienneté ; une variable « performance » est rarement prise en compte pour le calcul de leur salaire, chose que le ministre Gérard Darmanin souhaite également voir évoluer. Lors de la concertation qui doit s’ouvrir la semaine prochaine entre le gouvernement et les syndicats, il souhaite aborder le sujet de la rémunération « au mérite ».