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Conduite accompagnée : quelles sont les règles à respecter ?

La conduite accompagnée permet de commencer à conduire dès l’âge de 15 ans et d’acquérir de l’expérience avant de passer l’examen du permis. En revanche, l’accompagnateur et le candidat sont tenus de respecter certaines règles.
Sommaire

Plutôt qu’une formation traditionnelle en auto-école, nombreux sont les candidats à faire le choix de l’apprentissage accompagné de la conduite (AAC). Et pour cause : d’après la Sécurité routière, les candidats issus de la conduite accompagnée (ou AAC) connaissent 25 % de plus de succès à l’épreuve du permis de conduire.

Conduite accompagnée : quelles sont les règles à respecter ?



La conduite accompagnée en quelques points essentiels

Si vous envisagez de devenir l’accompagnateur d’un conducteur en apprentissage, vous devez connaître les règles de cette formation, qui intervient après un minimum de 20 heures de cours en auto-école.

Quel est le principe de l’AAC ?

Une fois le Code de la route en poche, le candidat ayant fait le choix de la conduite accompagnée va pouvoir commencer à prendre le volant en dehors de l’auto-école. L’objectif : conduire 3 000 kilomètres sur une durée minimum d’un an.

Depuis 2014, cette méthode d’apprentissage est ouverte aux jeunes à partir de 15 ans. Les candidats peuvent passer le permis de conduire à partir de 17 ans, mais il faudra attendre leur majorité pour prendre le volant en autonomie. Une autre formation est proposée aux candidats âgés de 18 ans et plus : la conduite supervisée.

Quelles sont les limitations de vitesse ?

Un conducteur novice n’est pas autorisé à rouler à la même vitesse que le reste du trafic. Des limitations spéciales s’appliquent d’où, entre autres, l’utilité de l’autocollant « A » (« apprenti ») à l’arrière du véhicule.

  • 50 km/h en agglomération ;
  • 80 km/h sur route classique ;
  • 100 km/h sur les routes limitées à 110 km/h ;
  • 110 km/h sur les autoroutes limitées à 130 km/h.

Bon à savoir

Outre une expérience bien plus approfondie qu’en formation traditionnelle, la conduite accompagnée présente l’avantage d’une période probatoire réduite. Au bout de 2 ans sans infraction, le permis passe de 6 à 12 points. Si le candidat suit une formation complémentaire de sensibilisation (7 heures), la période probatoire est encore réduite : 18 mois seulement.

Le rôle de l’accompagnateur

En tant qu’accompagnateur d’un conducteur novice, votre rôle est capital. Si l’auto-école lui a enseigné toutes les compétences nécessaires, c’est à vos côtés que l’apprenti développera son expérience de la route. C’est un rôle à prendre au sérieux, qui nécessite une vigilance de chaque instant.

Qui peut être accompagnateur ?

Il n’y a plus d’âge minimum pour devenir l’accompagnateur d’un conducteur novice. Les critères requis sont les suivants :

  • être titulaire du permis de conduire depuis au moins 5 ans ;
  • ne recenser aucune interruption (annulation ou invalidation) de permis de conduire, ni délit routier, à son actif ;
  • être déclaré auprès de l’assureur du véhicule.

Vous n’avez pas besoin des 12 points de votre permis de conduire pour accompagner un jeune conducteur. Il n’est pas non plus obligatoire d’être l’un de ses parents : un autre membre de la famille, un ami ou un voisin est autorisé à assumer ce rôle, sans restriction particulière.

Les bons réflexes à bord

Le conducteur d’un véhicule est soumis à de nombreuses règles de sécurité. Dans le cas de la conduite accompagnée, même si vous n’êtes pas au volant, vous êtes responsable. Il est spécifié dans le Code de la route que le conducteur novice est placé sous votre « surveillance constante et directe ».

Par conséquent, le Code de la route s’applique aussi bien au conducteur novice qu’à l’accompagnateur, sous peine de sanction allant jusqu’au retrait de permis. Voici quelques bons réflexes à adopter :

  • proscrire l’alcool et les stupéfiants ;
  • être en parfait état d’éveil, à tout moment ;
  • ne pas utiliser votre téléphone (vos yeux et votre attention sont dirigés soit vers la route, soit vers le conducteur).

Par ailleurs, il est recommandé d’adopter une attitude certes vigilante, mais aussi détendue. Il ne s’agit pas de communiquer votre stress à la personne au volant. Dans quelques mois, votre protégé sera autonome : effacez-vous peu à peu pour l’aider à gagner en confiance.

Quelles sont les démarches à réaliser par l’accompagnateur ?

Certaines démarches sont nécessaires pour accomplir votre rôle en toute sérénité, dans les meilleures conditions possibles pour le jeune conducteur.

Déclaration à l’assurance

La conduite accompagnée doit être déclarée auprès de l’assureur du véhicule. S’il n’y a pas de limite au nombre d’accompagnateurs, il faut toutefois les déclarer sans exception à votre compagnie d’assurance.

En général, cet avenant au contrat n’entraîne pas de surcoût, car les accidents sont très rares en conduite accompagnée. Cependant, en cas d’accident responsable, il est probable qu’une franchise spéciale s’applique.

Pensez à emporter l’attestation d’assurance à bord du véhicule lors de tous les trajets réalisés par l’apprenti. Vous pouvez par exemple la glisser dans le livret d’apprentissage, dont la présence à bord est également obligatoire.

La relation entre l’accompagnateur et l’auto-école

L’accompagnateur est chargé de tenir un carnet de bord qui recense tous les trajets conduits par l’apprenti. Ce suivi permet de vérifier que le kilométrage minimum de 3 000 kilomètres a bien été effectué à l’issue de l’AAC.

Dans le cadre de la conduite accompagnée, plusieurs rendez-vous de suivi sont prévus avec l’auto-école.

  • Le rendez-vous de libération : au terme des heures de cours en auto-école, ce rendez-vous fait office de passage de flambeau entre l’auto-école et l’accompagnateur AAC.
  • 2 rendez-vous pédagogiques : un premier rendez-vous au bout de 4 à 6 mois d’AAC, puis un second à l’issue de l’AAC. Le but est de corriger, si nécessaire, certaines mauvaises habitudes prises par le conducteur novice.