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Développer son activité freelance : quels avantages ?

En marge de l’emploi salarié, de nouvelles formes de travail se développent. En effet, l’introduction du régime simplifié de la micro-entreprise associée au développement de l’économie du web a fait émerger une nouvelle génération d’indépendants sur le marché du travail.

La France compte actuellement près de 2,8 millions de travailleurs indépendants, selon les chiffres publiés par l’INSEE. La création du statut d’auto-entrepreneur en 2009 et la révolution numérique ont donné naissance à une nouvelle génération représentée par des travailleurs solo, sans patron ni employé. Celle-ci se distingue des indépendants traditionnels que sont notamment les juristes, commerçants ou encore les hôteliers. Il faut dire qu’exercer comme freelance offre certains avantages.

Développer son activité freelance : quels avantages ?



L’activité freelance, un atout sur le CV

S’être investi dans une activité d’indépendant, de freelance ou de consultant, constitue un point positif dans un CV. Effectivement, ce statut implique avant tout la prise en charge de toutes les fonctions de la micro-entreprise telle que la prospection commerciale, la communication, l’administration des ventes ou encore la comptabilité. Il nécessite également une grande autonomie et une certaine flexibilité en termes d’horaires. Le futur recruteur retiendra plusieurs points positifs : le candidat est resté actif pendant sa phase de transition, a développé sa capacité à entreprendre et a conservé le contact avec son domaine d’expertise.

L’activité freelance peut aussi bien convenir aux profils plus expérimentés qui pourront alors miser sur leur expertise et carnet d’adresses pour se développer, qu’aux profils juniors qui développeront leur esprit d’initiative. Une étude Deloitte publiée en 2017 rapporte d’ailleurs que 31 % des Millennials (personnes nées entre 1980 et 2000) se disent prêts à exercer comme freelance.

Freelance : le choix du statut juridique

Que faut-il privilégier entre l’entreprise individuelle (EIRL, micro-entreprise), la société unipersonnelle (SASU ou EURL) ou encore le portage salarial ? La micro-entreprise est le statut le plus simple et le plus répandu. Effectivement, plus d’un million de personnes y avaient déjà adhéré en 2016, selon l’URSSAF. Par ailleurs, le plafond du statut auto-entrepreneur, c’est-à-dire le chiffre d’affaires maximum qu’un travailleur indépendant peut réaliser sur l’année, a été doublé en 2018. Il est désormais fixé à 170 000 euros pour les activités de vente (BIC) et 70 000 euros pour les prestations de service et les activités non commerciales (BNC).

Certains travailleurs indépendants optent toutefois pour le portage salarial qui permet de bénéficier d’une gestion administrative simplifiée et des avantages sociaux habituellement réservés aux salariés (assurance chômage, prévoyance, congés payés, cotisations retraite, assurance responsabilité civile professionnelle, mutuelle complémentaire d’entreprise).

Autre option : la création d’une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou d’une SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle). Ces statuts donnent la possibilité de déduire certaines charges afin de réduire la base imposable, sans plafonnement de chiffre d’affaires.

Il faut enfin noter que l’activité freelance n’est pas adaptée à tous les postes de travail. Ce profil correspond toutefois à une tendance lourde dans l’évolution de l’organisation des entreprises.