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Don d'organe après un décès : de moins en moins de refus injustifiés

Nous sommes tous des donneurs d’organes présumés. C’est ce que dit la loi sur la bioéthique concernant le don d’organe. Malgré tout chaque année en France, certains besoins de dons ne peuvent être satisfaits en raison notamment du refus catégorique de la famille. Désormais, les proches devront apporter des preuves écrites du refus de don de la personne décédée pour s’opposer au prélèvement des organes.

D’après un sondage de 2016, environ 80 % des Français sont pour le don de leurs organes en cas de décès. Malgré ce chiffre élevé, la France manque toujours d’organes pour pallier aux besoins de greffes, et ce, parfois en raison de refus injustifiés. Ce sont ces cas qui sont particulièrement visés par la nouvelle loi qui rendra plus difficile de refuser le prélèvement des organes d’un défunt sans avoir une preuve indéniable de refus de son vivant.

Don d’organe après un décès : de moins en moins de refus injustifiés



Pour s’opposer au don de ses organes, il faut s’inscrire sur un registre

Si vous faites partie des personnes qui refusent le don d’organes, vous devrez vous inscrire sur un registre national des refus. Cette inscription est possible sur registrenationaldesrefus.fr.

L’autre possibilité de faire connaitre votre décision est d’écrire sur papier votre refus, le dater et le signer et le confier à un de vos proches. Car depuis le 1er janvier 2017, l’adoption d’une nouvelle loi rend difficile le refus de dons d’organes et de tissus sans preuve tangible que la personne y était opposé de son vivant.

Un autre aspect de la nouvelle loi est le refus partiel. On peut faire savoir quels organes on accepte de donner et préciser ceux dont on ne souhaite pas faire le don.

Les 3 grands principes du don d’organe restent inchangés

Le don d’organe se fait gratuitement, sous le couvert de l’anonymat entre le donneur et le receveur. De plus, la loi de bioéthique le concernant mentionne qu’il y a toujours consentement présumé. C’est-à-dire qu’on part du principe que nous y sommes tous favorables. Lorsque l’on consent à donner ses organes, on peut aussi choisir de changer d’avis et de refuser à tout moment.

Objectif : 7 800 greffes par an à l’horizon 2021

5 891 greffes d’organe ont été réalisées en 2016. Cela représente beaucoup de vies sauvées. Grâce aux campagnes d’information et de communication de l’Agence Nationale de la Biomédecine et des pouvoirs publics, les refus sont en baisse et ne représentent que 29 % en 2016. 10 % de ces refus sont des demandes qui n’ont pu aboutir, notamment en raison du refus catégorique des proches.

Grâce à la nouvelle loi, l’Agence Nationale de la Biomédecine espère faire de nouveau baisser ce chiffre et permettre à un maximum de personnes malades de bénéficier des greffes dont elles ont besoin.

Vous pouvez trouver des informations complémentaires sur le site dondorganes.fr