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La charte nationale des épiceries sociales et solidaires

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, et Olivia Grégoire, secrétaire d’État à l’ESS, se sont rendus à Arcueil le 4 septembre 2020 pour signer la charte nationale des épiceries sociales et solidaires.
Sommaire

La signature de la charte nationale des épiceries sociales et solidaires s’est effectuée à l’occasion d’une visite de l’épicerie l’Éclaircie dans la ville d’Arcueil. Cet événement est en lien avec le plan de relance économique prévoyant un montant de 100 millions d’euros pour les associations apportant leur aide aux personnes vulnérables. Avec l’augmentation de la précarité liée à la crise sanitaire, les épiceries sociales et solidaires sont plus que jamais nécessaires.

La charte nationale des épiceries sociales et solidaires


Les mentions importantes contenues dans la charte nationale

La constitution d’une charte nationale des épiceries sociales et solidaires permet de mettre en commun les modalités d’accès et les aspirations. Elle définit donc un certain nombre de critères destinés à accompagner les épiceries dans leur développement et pérennisation.

Les épiceries sociales et solidaires revendiquent plusieurs valeurs et ont pour ambition principale la lutte contre la précarité alimentaire. Elles mettent notamment en évidence « les principes de solidarité et de dignité et visent à promouvoir l’émancipation, le renforcement du lien social et la santé par l’alimentation ».

Les missions d’une épicerie sociale et solidaire

Plusieurs réseaux d’épiceries sociales et solidaires se sont développés en France, dont GESRA et ANDES. Ce dernier, fondé en 2000, s’étend à l’échelle nationale. Leur objectif est d'instaurer un nouveau modèle d’accès à l’alimentation. Les denrées sont mises à disposition en échange d’une participation financière peu élevée. En effet, elles sont vendues entre 10 et 30 % de leur prix dans le commerce. L’offre se caractérise par sa diversité, avec des produits frais comme les fruits et légumes, mais aussi des produits d’hygiène et d’entretien. Le financement des épiceries repose sur des partenariats publics (État, Conseils régionaux, CCAS), et privés (entreprises, grande distribution).

Les épiceries sociales et solidaires s’adressent aux personnes en grande difficulté financière : les bénéficiaires des minima sociaux, les étudiants précaires, les retraités ou parents isolés. L’accès est limité dans le temps et sous condition d’un projet personnel conçu pour améliorer sa situation. Les épiceries ne se cantonnent pas à la seule aide alimentaire, mais sont des lieux d’accueil encourageant les plus démunis à sortir de l’isolement. Elles favorisent l’échange et l’entraide avec la réalisation d’ateliers variés.

Pour se rendre dans une épicerie sociale et solidaire, il est indispensable de devenir adhérent. Il faut alors remplir un dossier auprès d’un travailleur social, rencontré par l’intermédiaire du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), du CIAS (Centre Intercommunal d’Action Sociale), du service social de la CAF ou CPAM, ou encore d’une association.

Adhérer à la charte

Des conditions d’habilitation à l’aide alimentaire doivent être remplies pour adhérer à la charte. Elles sont délivrées par arrêté préfectoral dans le cas d’une habilitation régionale ou par arrêté ministériel dans le cas d’une habilitation nationale. Des campagnes sont ouvertes à certaines périodes pour déposer le dossier, qui est étudié lors d’une commission.

Une fois l’habilitation à l’aide alimentaire obtenue, il reste donc à télécharger la charte, avant d’apposer date, tampon et signature. Elle est ensuite affichée en évidence au sein de l’épicerie sociale et solidaire.