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La FEBEA dénonce les applications cosmétiques qui transmettent des informations erronées

Des applications pour mobiles permettent désormais aux consommateurs de s’informer sur la qualité des produits cosmétiques en scannant leur code-barre avec leur téléphone portable, mais la FEBEA leur reproche de donner des informations erronées ou obsolètes. Qu’en est-il ?
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Des applications mobiles permettent désormais aux consommateurs de s’informer sur la qualité d’un produit cosmétique. Toutefois, la FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté) leur reproche de transmettre des informations obsolètes et/ou erronées aux acheteurs. Un point sur la situation.

La FEBEA dénonce les applications cosmétiques qui transmettent des informations erronées


Des applications mobiles évaluant la qualité et la sécurité des cosmétiques

L’application QuelCosmetic de l’UFC Que Choisir et des applications du même type comme Yuka, CleanBeauty, Inci Beauty, Cosmethics permettent désormais aux consommateurs de s’informer rapidement sur la qualité d’un produit cosmétique, de façon simple et rapide, juste en scannant le code-barre du produit grâce à leur téléphone portable lorsqu’ils font leurs courses.

Ils obtiennent alors immédiatement un descriptif du produit et peuvent savoir s’il contient des substances dangereuses comme des nanoparticules ou des perturbateurs endocriniens.

Incohérences, informations obsolètes ou erronées

Selon la FEBEA, « nombre d’informations figurant dans les applications sont à ce jour erronées, obsolètes, partielles, voire inappropriées, ou reposent sur des bases sans fondement scientifique robuste et/ou sur des algorithmes inappropriés ».

Elle souligne le fait que, parfois certaines applications se contredisent entre elles, provoquant « une confusion qui porte préjudice à l’information, à la sécurité et à la santé de l’ensemble de la population ».

Elle reproche également aux applis d’utiliser des « qualifications d’ingrédients dénigrantes » et rappelle que tous les produits cosmétiques sont systématiquement évalués avant leur mise en vente sur le marché et qu’ils ne présentent donc pas de risque pour la santé.

La fédération conteste aussi la fiabilité des bases de données utilisées, en expliquant que la liste des ingrédients donnés par les applications diffère parfois de la liste des ingrédients qui est inscrite sur le produit en question. Le code-barre n’est pas selon elle un moyen fiable d’accéder à la liste des composants.

Les solutions proposées par la FEBEA

« Sous couvert de décrypter la composition des produits, les éditeurs de ces applications stigmatisent certains ingrédients qui seraient, selon eux, “à risque”, “indésirables”. Leur utilisation dans la composition d’un cosmétique entraine son classement dans les produits “à risque”. Ces partis pris, sans fondement scientifique robuste, alimentent la controverse et l’anxiété des consommateurs », estime-t-elle.

La FEBEA remet aussi en question l’objectivité des informations données par les éditeurs d’applications notamment en raison du fait qu’elles contiennent souvent des fonctionnalités payantes et qu’elles redirigent parfois les utilisateurs vers des sites de vente de produits en ligne considérés « plus sûrs ».

La Fédération des Entreprises de la Beauté, qui regroupe plus de 350 entreprises (dont 82 % de TPE/PME) rappelle qu’elle est tout à fait disposée à rencontrer les éditeurs d’applications pour pouvoir « statuer sur des méthodologies d’analyse ôtant tout doute et suspicion non prouvée d’un point de vue réglementaire » dans une démarche de transparence vis-à-vis du client et dans le but de l’aider à faire des choix réellement avisés.