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Améliorer les conditions de travail des femmes de chambre et agents de nettoyage

Suite à plusieurs mobilisations d’employés du secteur hôtelier, la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a déclaré vouloir présenter des mesures d’ici la fin de l’année qui viseront à améliorer les conditions des femmes de chambre et agents d’entretien. Le point dans cet article.
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Les personnes qui ont pour mission l’entretien des locaux dans les entreprises et les administrations ou le ménage dans les hôtels sont souvent contraintes à travailler en horaires décalés, souvent à temps partiel et pour de bas salaires. Suite à la mobilisation ces derniers mois de certains employés du secteur, Marlène Schiappa rencontrera les différents acteurs le 3 juillet et compte annoncer des mesures d’ici la fin de l’année. Le point dans cet article.

Améliorer les conditions de travail des femmes de chambre et agents de nettoyage


Le secteur de la propreté en France

Selon Le Monde de la Propreté, en 2017, on comptait environ 519 000 employés dans le secteur du nettoyage et de l’entretien, dont 65 % de femmes. 76 % de ces travailleurs avaient un emploi à temps partiel et 36 % plus d’un employeur. 66 % des femmes employées dans cette branche gagnaient moins de 900 € par mois.

Pour lutter contre la précarité du secteur et les conditions de travail difficiles que subissent la plupart des employés, la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes souhaite mettre en place un plan d’action.

« Je crois que l’engagement pour l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une lutte pour que les femmes accèdent à des postes de direction. Elle passe aussi par l’amélioration des conditions de travail des plus précaires. », a-t-elle déclaré au Parisien. « Ces femmes ne doivent plus être invisibles. »

Le plan d’action de Marlène Schiappa

La secrétaire d’État mettra en place en septembre « une mission sur les conditions de travail des femmes de chambre au Conseil supérieur de l’égalité professionnelle » qui devrait lui faire des propositions « avant la fin de l’année ».

Elle a également prévu de recevoir « les fédérations et principales agences qui emploient ces femmes » dans le secteur de la propreté et compte sur « des engagements concrets » de leur part. Parmi les sujets prioritaires à aborder, les horaires décalés.

« L’agence explique parfois que c’est l’hôtel qui ne veut pas voir les femmes de chambre en pleine journée. Et l’hôtel rétorque que c’est une demande des clients. Peut-on exiger de ne jamais croiser ces femmes ? Pour moi, c’est une forme de déshumanisation », a déclaré Mme Schiappa, qui dit toutefois rester optimiste, car plusieurs travaux sur cette problématique ont déjà été menés.

D’autre part, il s’agira de « faire connaitre la réforme de la formation professionnelle » qui permet aux travailleurs à temps partiel d’accéder à la formation de la même manière que pour ceux qui travaillent à temps plein. Une opportunité rarement saisie par les femmes employées dans le secteur de la propreté.

L’annonce de ce plan d’action a été bien accueillie par Philippe Jouanny, le président de la fédération de la filière qui a déclaré au Parisien : « Si le souhait de Mme la ministre est d’améliorer les conditions de travail de nos salariés en privilégiant le travail en continu et en journée, c’est formidable ! cela fait des années qu’on le demande ».