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Les règles à respecter par les entreprises pour la reprise d'activité

La date du 11 mai arrive à grands pas et les entreprises vont doucement reprendre leur activité. Mais sous quelles conditions ? Le gouvernement a éclairci certains points. Décryptage.
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Après bientôt de 2 mois de confinement, la France s’apprête à reprendre doucement son activité. La réouverture des entreprises impose de grands changements, cela afin d’assurer la santé et la sécurité des salariés. Quelles sont les règles à respecter par les entreprises pour une réouverture le 11 mai ?

Les règles à respecter par les entreprises pour la reprise d'activité


Une réouverture le 11 mai sous certaines conditions

Sur un plan purement économique, les entreprises sont pressées de reprendre leur activité. Cependant, sur un plan sanitaire, l’insécurité juridique des employeurs envers les salariés engendre une forte inquiétude. En effet, en cas de reprise sans respecter les mesures de sécurité, les employeurs engagent directement leur responsabilité civile et pénale, comme l’a rappelé Muriel Pénicaud, ministre du Travail.

C’est pour cette raison qu’avant toute prise de décision, un travail de réflexion est important. Un guide à destination des employeurs et salariés a été publié sur le site du gouvernement et des mesures complémentaires ont été édictées au niveau national. Elles s’appliquent à toutes les entreprises et associations, sans distinction de taille, de secteur d’activité ou de situation géographique.

Le respect de la distanciation sociale

Afin de rouvrir, les commerces, les entreprises et établissements accueillant du public devront prévoir des espaces personnels d’au moins 4 m² par salarié. Cette règle s’applique également dans les divers espaces communs (escaliers, couloirs, ascenseurs…).

Dans les bureaux fermés, seule la présence d’un salarié est préconisée. Dans les open spaces ou bureaux partagés, le face à face devra être évité et une distance physique d’un mètre minimum devra être respectée. De même des séparations en plexiglas devront être installées dans la mesure du possible.

Des horaires décalés devront être mis en place dans le but de procéder à une rotation du personnel et éviter un trop grand nombre d’employés en simultané dans l’entreprise. De même, les temps de pauses devront être échelonnés.

Une gestion des flux ainsi qu’un sens de circulation seront également instaurés. Des plans de circulation depuis l’entrée jusqu’à la sortie devront être matérialisés au sein des locaux. Des marquages au sol matérialiseront les distances de sécurité à respecter. Les croisements seront à éviter, notamment dans les commerces et les lieux accueillant du monde.

Des mesures de protection individuelle dans certains cas

Le port du masque n’est pas obligatoire. Cependant, dans le cas où les règles de sécurité sont brisées même accidentellement ou ne peuvent pas être parfaitement respectées, celui-ci deviendra la norme.

À ce titre, les employeurs fourniront des masques FFP1 ou des masques « grand public » et devront afficher de façon lisible comment le porter, durant combien de temps, comment l’enlever, etc. Ils seront alors utilisés en complément des autres mesures barrières et de la distanciation physique.

Le port des gants n’est pas conseillé, car ils ont été considérés comme des vecteurs de transmission. Un simple lavage des mains de façon régulière reste plus approprié.



Une désinfection renforcée des locaux

Les locaux seront désinfectés quotidiennement avec des produits contenant du tensioactif. Il en va de même pour les poignées de porte, téléphones, interrupteurs, rampes d’escalier, boutons d’ascenseur et chasses d’eau, qui seront nettoyés, dans la mesure du possible, plusieurs fois par jour.

Les portillons de sécurité seront condamnés sauf si du gel hydroalcoolique peut être proposé à proximité. Les portes devront rester au maximum ouvertes pour éviter les contacts avec les poignées, etc.

Les locaux fermés auront l’obligation d’être aérés trois fois par jour durant 15 minutes.

Le dépistage interdit

La prise de température ne pourra pas être mise en place en entreprise, car elle a été jugée trop intrusive. À ce titre, le salarié est en droit de refuser cette pratique si elle est mise en place. Cependant, dès qu’un salarié se sent fébrile, il se doit de surveiller sa fièvre et être attentif à d’autres symptômes pouvant faire penser au Covid-19.

Les campagnes de dépistage sont formellement interdites au sein d’une entreprise. Les employeurs qui envisageaient cette option devront y renoncer.