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Rénovation énergétique des bâtiments : Un nouveau service d'accompagnement mis en place

Dimanche 8 septembre, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un SARE (Service d’accompagnement pour la rénovation énergétique). Ce dispositif viendra compléter les subventions et crédits d’impôt déjà existants à compter du 1er janvier 2020.
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En France, la mauvaise isolation des bâtiments engendre un quart des émissions de CO2. De véritables « passoires énergétiques » que le gouvernement compte éliminer en complétant les dispositifs d’aides à la rénovation déjà existants. Dimanche dernier, la création d’un service d’accompagnement pour la rénovation énergétique a été annoncée. Dans ce cadre, un budget de 200 millions d’euros sera mobilisé dans les 5 prochaines années.

Rénovation énergétique des bâtiments : Un nouveau service d'accompagnement mis en place


La rénovation énergétique, un enjeu écologique important

Le gouvernement n’a pas prévu de modifier les dispositifs d’aides qui existent déjà pour le financement des travaux de rénovation énergétique. Le SARE viendra en complément des aides de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat), du CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique), des PTZ (Prêts à taux zéro), des CEE (Certificats d’économie d’énergie) et de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) à taux réduit.

Des guichets dédiés à la rénovation énergétique seront mis en place pour « soutenir le déploiement d’un service de conseil aux petits locaux tertiaires privés » (commerces, bureaux, restaurants, etc.), a expliqué le gouvernement dans un communiqué.

La rénovation énergétique des bâtiments « est un enjeu central, parce que les bâtiments mal isolés concernent 4 millions de ménages modestes », a déclaré Élisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique dans le JDD. « C’est aussi un enjeu climatique, car le secteur du bâtiment concentre 25 % de nos émissions de CO2 ».

Vers un système de « rémunération à la performance »

200 millions d’euros seront investis, a annoncé la ministre de la Transition écologique. Ils serviront à financer les campagnes de sensibilisation vis-à-vis des professionnels de la rénovation, l’ouverture de guichets pour conseiller les particuliers et les PME et certains projets.

Ce budget de 200 millions d’euros complètera les subventions des collectivités territoriales. Il sera « apporté dans le cadre de ce programme par des certificats d’économie d’énergie », selon le communiqué commun du ministère de la Transition écologique et du ministère de la Ville et du Logement. Les CEE imposent aux fournisseurs d’énergie des objectifs d’économies d’énergie qui donnent lieu à des pénalités s’ils ne sont pas atteints. Le gouvernement met ainsi en place un système « de rémunération à la performance », indique le communiqué.