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Un projet de l'allongement du congé paternité à l'étude

Actuellement en France, à la naissance de son enfant, un père dispose de 3 jours de congés naissance et peut prendre jusqu’à 11 jours de congé paternité à suivre. La ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes a annoncé hier que l’allongement de ce dernier était à l’étude.
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La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé lundi 22 janvier que l’allongement de la durée du congé paternité était à l’étude. Dans cette démarche, un rapport a été commandé à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui étudiera la faisabilité en ce qui concerne le financement de cet allongement. Le point sur cette annonce.

Un projet de l’allongement du congé paternité à l’étude


Quelles sont les modalités actuelles du congé paternité ?

Actuellement en France, à la naissance de l’enfant, le père dispose de 3 jours de « congé naissance », qui sont parfois suivis de 11 jours de congé « de paternité et d’accueil du jeune enfant ». Ce dernier peut aller jusqu’à 18 jours en cas de naissance multiple. Environ 7 pères sur 10 profitent de ce congé qui est indemnisé par la Sécurité sociale en fonction du salaire.

Il était déjà prévu en février que la durée du congé soit portée à 14 jours, mais même si le texte avait été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, le processus législatif n’est pas allé à son terme en raison des élections.

Pourquoi un allongement du congé du père ?

« L’idée est d’avoir un meilleur partage des tâches parentales », car « si les femmes passent moins de temps aux tâches domestiques, elles pourront passer plus de temps à développer leur carrière » a déclaré la ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Toutefois, elle a également précisé qu’« à titre personnel [elle n’est] pas favorable à [ce] que le congé paternité ait la même durée que le congé maternité » (16 semaines minimum), « justifié notamment par la biologie, la grossesse, l’accouchement ».

L’Igas en charge d’étudier le financement de ce projet

Le gouvernement s’est donné pour mission non seulement d’étudier la possibilité d’allongement du congé paternité, mais aussi de trouver des solutions pour une meilleure rémunération de celui-ci et de meilleures façons d’informer et de le promouvoir.

L’Igas doit donc évaluer aussi le cout de cette mesure et les moyens de la financer. La ministre se montre réaliste sur le sujet et a ajouté : « Il ne s’agit pas de dire oui pour faire plaisir à l’opinion ou d’aller vers un totem sans savoir comment le financer, c’est vraiment la clé ».