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Repérer une contrefaçon facilement

Sacs à main, parfum, vêtements, médicaments... il est de plus en plus facile de trouver des contrefaçons, encore plus sur internet. Quels sont les points à vérifier pour éviter de se faire arnaquer ?
Sommaire

Une contrefaçon est une reproduction illicite d’un produit protégé par un Droit de propriété intellectuelle (DPI) et faite sans l’autorisation du propriétaire. Les contrefacteurs sont très créatifs. Ils ne se limitent plus aux articles de luxe, vêtements et bijoux de marque. Désormais, ils envahissent pratiquement tous les marchés. Le jouet, la pièce détachée automobile, le médicament, l’électroménager ou encore l’aéronautique ou l’obtention végétale. Et cette liste n’est pas exhaustive.

Aujourd’hui sur 10 contrefaçons dans le monde, 6 concernent des marques françaises. Nonobstant la perte financière pour l’économie et les entreprises, il y a surtout la dangerosité de certains produits contrefaits. Des articles qui contiennent des produits toxiques, non validés, peuvent représenter un danger pour vous, vos enfants et votre sécurité.

Repérer une contrefaçon facilement




La check-list pour repérer une contrefaçon

Il n’est pas toujours facile de discerner une contrefaçon d’un produit authentique tant les copies s’améliorent. Aussi, comme vous n’avez pas la possibilité de comparer avec un original, simultanément sur le lieu d’achat, certains indices doivent vous alerter.

Le prix

Un prix trop bas par rapport au marché ou la trop bonne affaire peut cacher l’arnaque. Vérifiez les prix pratiqués par la boutique officielle. Pour un article de luxe, demandez une facture. Proposez de régler par un autre moyen que les espèces. Pour les parfums, fuyez les fonds de cuve ou le déstockage, souvent annonciateurs d’une contrefaçon.

La qualité

Des imperfections dans le produit, des coutures mal faites, des matières trop fines ou au contraire trop raides sont autant d’indices qui pourront vous aider à débusquer une contrefaçon. Autre point à vérifier, le logo du produit ou de la marque. Mal imprimé ou présentant des fautes d’orthographe : voilà des vices rédhibitoires. Certains produits de marque présentent un numéro de série, une simple vérification auprès du fabricant pourra vous conforter, ou non, dans l’achat. Toutefois, tous les articles de luxe n’en possèdent pas.

L'emballage

Un emballage médiocre, des plis, une ouverture de l’emballage du mauvais côté sont des critères qui doivent vous alerter. Parfois, les contrefaçons sont vendues avec de fausses cartes d’authenticité. Vérifiez avec la maison mère si cela concerne le produit repéré. Les faussaires peuvent également fournir la contrefaçon dans une vraie boîte achetée sur un site en ligne. Il n’y a, alors, que l’emballage qui est officiel.

L'étiquette

Apprenez à repérer les détails qui figurent sur les articles originaux, comme une police de caractère sur l’étiquette. Examinez l’emballage, l’adresse du fabricant y figure-t-elle, ou l’importateur. Certains fabricants utilisent un fil particulier pour graver l’étiquette et ils inscrivent la marque en filigrane, la lisez-vous sur l’article ? Essayez toujours de comparer avec un produit authentique.
Assurez-vous que le sigle NF (norme française) ou CE (européenne) figure bien sur le produit afin de garantir un maximum de sécurité.

Ces conseils sont pertinents lors d’un achat sur place, en face à face avec le vendeur. Mais les contrefacteurs colonisent désormais le commerce en ligne. Ces vendeurs virtuels ne postent que des photos sur les sites internet. Des photos de vrais produits pour de vraies copies.

Pour éviter la contrefaçon sur internet

Sites marchands, sites d’enchères, sites d’annonces entre particuliers ; autant de points d’entrée de la cybercontrefaçon. “Sur internet un faux produit n’est pas forcément une vraie affaire”, nous dit le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance.

Conseils de la DGCCRF

La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) recommande quelques vérifications avant l’achat de tout produit sur un site marchand. "Tapez le nom du site, ou du produit sur le moteur de recherche, éventuellement associé avec le terme arnaque”.

  • Vérifiez sur le site de la boutique officielle si le site marchand fait partie des revendeurs autorisés.
  • Regardez l’esthétique du site, inquiétez-vous d’un design peu harmonieux, d’une mauvaise qualité des photos ou du logo ; ou encore des descriptions mal orthographiées.
  • Contrôlez que le site marchand affiche ses mentions légales ainsi que ses conditions générales de vente. Il doit proposer un droit de rétractation et une garantie légale de conformité.
  • Soyez attentif au moment de payer. Un site sécurisé est représenté par un cadenas fermé (à gauche de l’URL). En cliquant sur le cadenas vous obtenez l’information que la connexion est sécurisée et que le certificat est valide. Avant tout paiement, le vendeur doit vous permettre de vérifier votre commande ainsi que le prix total.
  • La vigilance est de mise également sur les avis des consommateurs, pas toujours fiables.
  • Enfin, vous pouvez lire la description sous l’adresse du site dans le moteur de recherche. Une suite de noms de produits ou trop de “pas cher” dans la méta description devraient vous mettre la puce à l’oreille.

Vente entre particuliers

Il est plus difficile de déceler la contrefaçon lors d’une vente entre particuliers sur un site d’annonces. Ces conseils de vigilance devraient vous aider à démasquer une contrefaçon et à éviter confiscation et amende.

  • Posez des questions précises au vendeur pour vous assurer que le produit est légal.
  • Demandez au vendeur la facture initiale du produit d’occasion. Et n’hésitez pas à réclamer d’autres photos personnelles, pour voir plus de détails de l’article.
  • Méfiez-vous s’il vend un très large choix de modèles de plusieurs marques.

Outre le fait d’être déçu par la piètre qualité du produit, l’acheteur peut se voir infliger une amende comprise entre une et deux fois la valeur de l’objet. La contrefaçon sera confisquée et détruite par les services douaniers.

La vente de contrefaçon est un délit passible de sanctions qui peut aller jusqu’à trois ans de prison et 300.000 euros d’amende pour le vendeur ou le détenteur d'articles contrefaits.