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Votre employeur est-il dans l'obligation de vous augmenter régulièrement ?

Vous avez demandé une revalorisation de salaire et votre employeur vous l’a refusée ? Est-il en droit de le faire ou doit-il obligatoirement vous augmenter régulièrement ?
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En raison de l’augmentation du coût de la vie, la question de la rémunération revient fréquemment sur la table. Mais d’ailleurs, l’employeur a-t-il l’obligation d’augmenter ses salariés chaque année ? Faisons le point sur ce qui est obligatoire ou sur ce qui ne l’est pas.

Votre employeur est-il dans l’obligation de vous augmenter régulièrement ?



Dans quels cas, votre employeur doit-il obligatoirement vous augmenter ?

L’employeur ne peut pas payer son salarié moins que le SMIC. Par conséquent, dès que le salaire minimum augmente, il est obligé de revaloriser son employé qui touche le SMIC. De même, cette règle s’applique pour les minima conventionnels : dès qu’ils grimpent, les salaires qui deviennent inférieurs doivent augmenter. Les usages d’entreprise ou la convention collective peuvent aussi prévoir un mécanisme de hausse régulier des salaires. Il suffit donc de lire les textes qui s’appliquent à l’entreprise.

Par ailleurs, le Code du travail précise qu’à « travail égal, salaire égal ». Donc, si un autre salarié est mieux rémunéré au sein de l’entreprise, vous pouvez demander une augmentation de rémunération. Attention toutefois : vous devez avoir la même ancienneté, le même diplôme, les mêmes missions et les mêmes responsabilités. Et si c’est le cas et que votre employeur refuse d’aligner votre salaire, vous pouvez saisir le conseil de prud’hommes.

Comment négocier une augmentation de salaire ?

Si votre rémunération n’est pas inférieure au SMIC ou aux minimas prévus, votre employeur n’est pas obligé de vous augmenter. Donc pour avoir une augmentation de salaire, vous pouvez entamer une négociation individuelle. Pour mettre toutes les chances de votre côté, n’hésitez pas à préparer cet entretien en listant les raisons pour lesquelles votre demande devrait être acceptée. Attendez aussi le meilleur moment pour réclamer cette revalorisation salariale, c’est-à-dire par exemple lorsque la santé financière de l’entreprise est bonne.

Et si votre demande vous a été refusée, il est possible de vous rabattre sur la négociation collective. En effet, les entreprises où l’on trouve une ou plusieurs sections syndicales d’organisation représentatives et dans lesquelles au moins un délégué syndical a été désigné doivent mettre en place périodiquement des négociations portant sur différents thèmes, dont les rémunérations.

Bon à savoir : les négociations collectives n’aboutissent pas obligatoirement sur une hausse de salaire, la seule obligation était la négociation.

En cas de promotion, la revalorisation est-elle automatique ?

Qui dit promotion ne dit pas forcément augmentation de salaire. En effet, la promotion est en réalité le passage dans une classification supérieure. Donc, pour qu’il y ait nécessairement une revalorisation salariale, votre rémunération doit être inférieure au minimum conventionnel du niveau de classification.

Si elle est supérieure, l’employeur est libre de vous augmenter. Il peut également attendre quelques mois avant de le faire, le temps que vous fassiez vos preuves dans vos nouvelles fonctions.




Quelle est l’augmentation moyenne des salaires ?

Selon l’enquête LHH, menée auprès de 180 entreprises qui emploient plus d’un million de salariés et publiée en août 2022, les entreprises ont prévu d’augmenter leurs salariés de 3 % en 2022. Pour rappel, il s’agit d’un taux médian, c’est-à-dire que 50 % des salariés seront revalorisés de plus de 3 % et 50 % de moins de 3 %.

Et selon un autre rapport, celui du cabinet Mercer qui a interrogé 45 entreprises représentatives de plusieurs secteurs, les employeurs prévoient une augmentation de 2,8 % (taux médian). À titre de comparaison, le cabinet Mercer parlait d’une hausse de 1,41 % en 2021, 2 % en 2020 et de 2,2 % en 2019.

 

Redacteur
Olivier

D’un naturel curieux, aimant écrire et féru d’actualité, je me suis rapidement orienté vers la rédaction web. Après un détour par la PQR (presse quotidienne régionale), me voici désormais sur démarches administratives, avec toujours la même envie : celle de vous informer le mieux possible.