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Comment recréer une micro-entreprise après une radiation ?

Votre micro-entreprise a été radiée ? Découvrez les conditions et démarches pour en recréer une, dans le même secteur ou un autre.
Sommaire

Une radiation, qu’elle soit volontaire ou prononcée d’office par l’Urssaf, ne ferme pas définitivement la porte à l’entrepreneuriat. Il est en effet possible de recréer une micro-entreprise après une telle procédure, dans le même secteur d’activité ou dans un domaine totalement différent. Cette relance suppose néanmoins de respecter certaines conditions, notamment en matière de délais de déclaration, et de bien distinguer la radiation d’une simple mise en sommeil, qui n’entraîne pas les mêmes conséquences administratives.

Comment recréer une micro-entreprise après une radiation ?



Qu’est-ce que la radiation d’une micro-entreprise ?

La radiation correspond à la suppression définitive d’une entreprise des registres officiels : répertoire Sirene, Registre national des entreprises (RNE), et le cas échéant Registre du commerce et des sociétés (RCS) ou registre spécial des agents commerciaux (RSAC). Une fois radiée, la micro-entreprise cesse juridiquement d’exister. Contrairement à une simple suspension d’activité, la radiation met un terme définitif à l’entreprise concernée, ce qui la distingue nettement d’une cessation temporaire.

Les différentes causes de radiation

Une radiation peut intervenir dans deux grands cas de figure.

La radiation volontaire

L’entrepreneur peut décider lui-même de fermer son activité, en effectuant une déclaration de cessation dans les 30 jours suivant l’arrêt effectif de son activité, via le site du guichet unique. Cette démarche entraîne automatiquement la radiation des registres concernés.




La radiation d’office

L’Urssaf peut prononcer une radiation d’office lorsqu’aucun chiffre d’affaires n’a été déclaré pendant deux années civiles consécutives. Dans ce cas, l’entrepreneur est présumé avoir cessé son activité professionnelle, ce qui justifie la fin de son affiliation au régime de Sécurité sociale des indépendants. Cette radiation entraîne, de plein droit, la suppression des autres registres et répertoires légaux, sans que l’entrepreneur ait à effectuer lui-même de déclaration de cessation auprès du guichet unique. Il dispose néanmoins d’un délai d’un mois pour s’y opposer s’il estime que son activité n’a pas réellement cessé.

À noter : un simple dépassement des seuils de chiffre d’affaires du régime micro ne conduit pas à une radiation. L’entreprise reste active, mais bascule vers un régime réel d’imposition ou vers la déclaration contrôlée.

Peut-on recréer une micro-entreprise après une radiation ?

Oui, il est possible de recréer une micro-entreprise après une radiation, qu’elle soit volontaire ou prononcée d’office. Cette nouvelle entreprise peut être relancée dans le même secteur d’activité ou dans un domaine totalement différent, sans restriction particulière liée à l’ancienne activité.

Une condition doit toutefois être respectée en cas de radiation d’office : l’entrepreneur doit avoir déclaré sa cessation définitive d’activité dans les 30 jours suivant l’arrêt effectif de celle-ci. Cette formalité conditionne la possibilité de recréer une entreprise dans de bonnes conditions administratives.

Les démarches pour recréer sa micro-entreprise

La création d’une nouvelle micro-entreprise après une radiation suit, pour l’essentiel, le même parcours qu’une première création : déclaration en ligne sur le site du guichet unique, choix du régime fiscal et social, immatriculation.

Une particularité mérite toutefois d’être signalée : lors de la réactivation de son entreprise après une radiation d’office, le déclarant doit indiquer l’ancien numéro SIREN dans sa nouvelle déclaration. Cette information permet à l’administration de faire le lien avec l’historique de l’entrepreneur, même si celui-ci se lance dans une activité totalement différente.

Le sort du numéro SIRET après une nouvelle création

Le numéro SIRET n’est pas systématiquement modifié après un changement de situation. Il évolue uniquement lorsque l’entreprise a été définitivement fermée puis recréée par la suite. À l’inverse, un simple changement de régime fiscal (par exemple un retour au régime micro après une option pour un régime réel) ou une mise en sommeil ne remettent pas en cause le numéro SIRET, puisque l’entreprise n’a, dans ces cas, jamais cessé d’exister juridiquement.

Radiation ou mise en sommeil : ne pas confondre

Il est important de ne pas confondre la radiation avec la cessation temporaire d’activité, plus couramment appelée mise en sommeil pour les sociétés. Cette dernière permet de suspendre une activité sans radier l’entreprise, pour une durée limitée à un an pour les entreprises individuelles, renouvelable une fois pour celles qui exercent une activité commerciale.

Dans ce cas de figure, l’entreprise continue d’exister juridiquement : elle conserve son numéro SIRET, reste soumise à certaines obligations fiscales (comme une déclaration de résultat mentionnant « néant ») et peut être réactivée à tout moment par une simple déclaration modificative sur le site du guichet unique. Si la durée maximale de mise en sommeil est dépassée sans réactivation ni dissolution, l’entreprise s’expose alors à une radiation d’office, après un courrier d’information préalable envoyé par le greffe.

La mise en sommeil constitue donc une alternative à envisager pour un entrepreneur qui souhaite simplement suspendre son activité sans pour autant fermer définitivement son entreprise, et donc éviter d’avoir à en recréer une par la suite.