ASR : comment obtenir l'attestation de sécurité routière ?
Passer son permis de conduire ou accéder à la formation pratique du BSR suppose parfois de justifier d’un document spécifique : l’attestation de sécurité routière (ASR). Ce sésame administratif, encore méconnu de nombreux candidats à la conduite, conditionne pourtant l’accès à certaines démarches essentielles. Voici comment l’obtenir, qui peut la demander et que faire en cas de problème.
À quoi sert l’attestation de sécurité routière ?
L’ASR intervient dans deux situations bien précises du parcours vers la conduite. D’une part, elle donne accès à la partie pratique du brevet de sécurité routière (BSR), qui correspond à la catégorie AM du permis de conduire.
Ce document devient incontournable pour toute personne n’ayant pas déjà validé l’attestation scolaire de sécurité routière, que ce soit au premier ou au second niveau. Pour mémoire, toute personne née en 1988 ou après doit disposer soit d’un permis de conduire, soit du BSR pour circuler au guidon d’un cyclomoteur ou à bord d’un quadricycle léger à moteur.
D’autre part, l’ASR conditionne l’obtention d’un premier titre de conduite pour les candidats de moins de 21 ans qui ne possèdent pas l’ASSR de second niveau. Cela concerne les permis A, A2, B et B1.
Qui est concerné par l’ASR ?
Trois conditions cumulatives déterminent l’éligibilité à cette attestation. Le candidat doit être sorti du système scolaire ou engagé dans un contrat d’apprentissage, ne pas détenir l’ASSR (ni le premier ni le second niveau), et avoir atteint l’âge de 16 ans.
Un point mérite d’être signalé : les personnes nées avant 1988 n’ont, dans les faits, aucune obligation de passer l’ASR. La réglementation sur le BSR, dont l’ASR valide justement le volet théorique, ne s’applique pas à cette génération pour la conduite d’un cyclomoteur ou d’un quadricycle léger à moteur.
Le coût de l’attestation
Aucune dépense n’est à prévoir pour ce document : sa délivrance est entièrement gratuite, quel que soit l’organisme auprès duquel l’épreuve est passée.
Comment s’inscrire à l’épreuve ?
La marche à suivre diffère selon le profil du candidat.
Les apprentis n’ont aucune démarche particulière à effectuer : leur centre de formation des apprentis (CFA) se charge directement de l’inscription. Il suffit de se renseigner auprès de l’établissement pour connaître le calendrier des sessions organisées.
Les autres candidats doivent quant à eux prendre contact avec un Greta, groupement d’établissements de l’Éducation nationale, pour connaître les dates disponibles et procéder à leur inscription.
À noter : les personnes présentant une déficience visuelle qui les empêche de passer les épreuves classiques peuvent bénéficier d’une version aménagée. En cas de réussite, une attestation d’éducation à la route (AER) leur est délivrée. Ce document ne permet cependant pas l’inscription à l’apprentissage de la conduite ni l’obtention d’un titre de conduite.
Déroulement de l’épreuve
L’examen se déroule sur la plateforme nationale et se compose de 20 questions à choix multiples. Chaque question est précédée d’une séquence filmée illustrant une situation concrète. Les thématiques abordées couvrent un champ large : circulation routière, comportement des passagers, gestion de la vitesse, civisme au volant, gestes de premiers secours, questions de santé et prise de risque.
Consulter ses résultats
Une note minimale de 10/20 est requise pour valider l’attestation. Le résultat est accessible dès 18 heures le jour même de l’examen, en se connectant à son espace sur la plateforme nationale.
Il est important de garder à l’esprit que l’ASR, une fois obtenue, ne donne en elle-même aucun droit à conduire un véhicule à moteur.
Que faire en cas d’échec ?
Une note inférieure à 10/20 entraîne un échec à l’épreuve. Dans ce cas, il convient de se rapprocher de l’établissement où l’examen a été passé afin de connaître la date de la prochaine session de rattrapage.
Conserver et remplacer son diplôme
Le diplôme de l’ASR est remis par l’établissement où s’est déroulée l’épreuve. Il doit être conservé soigneusement, car il sera demandé lors des démarches ultérieures liées au permis de conduire.
En cas de perte ou de vol, une demande de duplicata doit être adressée par écrit à cet établissement. Le courrier doit préciser le nom, le prénom, l’établissement concerné ainsi que l’année de la session, et être accompagné d’une attestation de perte ou de vol. Des frais de reproduction et d’envoi peuvent être facturés. Il est également possible, en attendant ce duplicata, de recourir à une déclaration sur l’honneur pour engager une demande de permis de conduire.